Johnny Hallyday laisserait derrière lui un patrimoine estimé à 40 millions d’euros, mais aussi 30 millions de dettes, ce qui pourrait amener les deux clans à trouver un accord

Selon nos informations, le patrimoine de Johnny Hallyday a été estimé à 40 millions d’euros tandis que la dette du chanteur au fisc français s’élève à 30 millions d’euros. Deux données qui pourraient pousser Laeticia Hallyday et les deux aînés du chanteur à trouver un accord dans le litige qui les oppose autour de l’héritage de l’artiste.

Les avocats de Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday vont se revoir dans les prochains jours, selon nos informations. Les deux camps Hallyday ont repris les négociations depuis quelques semaines, avec une première rencontre au milieu du mois d’octobre, Et de nouveaux éléments sur le patrimoine de l’artiste pourraient les pousser à trouver un accord autour de l’héritage contesté de Johnny Hallyday, mort il y a un peu moins de deux ans.

Un notaire international a estimé à 40 millions d’euros le patrimoine du chanteur: la villa Jade sur l’île de Saint-Barthélemy a été estimée à 15 millions d’euros et deux maisons à Los Angeles à 11 et 2 millions d’euros. Johnny Hallyday était également propriétaire d’une villa à Marnes-la-Coquette, en banlieue parisienne, estimée elle entre 8 et 10 millions d’euros. À ce patrimoine immobilier s’ajoutent 3 millions de biens mobiliers divers ainsi que des comptes en banque.

La justice française compétente

En mai dernier, Laura Smet et David Hallyday, qui contestent la validité du testament de leur père, fait aux Etats-Unis, ont remporté une première victoire dans le bras de fer qui les oppose à Laeticia Hallyday. La justice française s’est déclarée compétente pour régler le litige sur la base que la résidence de Johnny Hallyday était en France au moment de sa mort. En théorie, l’affaire pourrait désormais être tranchée sur le fond devant une juridiction française. Or, le droit français prévoit que des enfants ne peuvent être écartés entièrement d’un testament.

« Dans l’hypothèse où il y a des enfants d’une précédente union, le conjoint survivant n’a le droit qu’à un quart de la succession, il n’a pas le droit à l’usufruit, sauf si le défunt a fait un testament pour augmenter ses droits », explique Jean-François Humbert, président du Conseil supérieur du notariat.

Une dette à se partager

Mais à ce patrimoine et cet héritage s’ajoute également une dette. L’ardoise fiscale de Johnny Hallyday avoisine les 30 millions d’euros, affirmait il y a quelques jours une source proche du dossier à BFMTV. Les ennuis du Taulier avec le fisc ont commencé en 2007. Résident fiscal suisse puis américain à partir de 2013, Johnny devait continuer à payer des impôts sur ses revenus générés en France. Pour que ces dividendes ne soient plus imposés dans l’Hexagone, il a mis en place dès 2007 un montage d’optimisation fiscale, mais il a été rattrapé par le fisc et notifié de plusieurs redressements. 

Si la loi française était appliquée pour régler le litige entre les héritiers du chanteur, cette dette leur reviendrait et devrait être répartie en fonction de ce qu’ils reçoivent.

« La dette correspond à un actif transmis, et donc la personne qui accepte la succession accepte en général aussi la dette correspondante, détaille Me Laurent Isal, avocat fiscaliste. Il peut y avoir une répartition des actifs entre les héritiers et auquel cas les héritiers se répartiront également la dette. »

Une dette qui continue de s’allonger puisque des pénalités mais surtout des intérêts courent toujours.

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Source/ BFMTV

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