Les filtres sur Snapchat et Instagram .L’utilisation peut avoir de lourdes conséquences… dans la vraie vie

Utilisez-vous les filtres sur les réseaux sociaux ? Certains y sont carrément accro, au point de ne plus publier la moindre photo ou story sans arborer un petit museau de chien ou des oreilles d’ourson rose. Les soeurs de la famille Kardashian-Jenner ou encore Ariana Grande sont par exemple de ferventes utilisatrices. A noter que cette collection de filtres farfelus permettent en outre de lisser les traits, agrandissent subtilement les yeux, embellissent le teint…

Selon des spécialistes, ces filtres Snapchat ou Instagram, aussi éphémères soient-ils, auraient des conséquences parfois irréversibles chez les jeunes. Habitués à ce reflet transformé sur leur téléphone portable, ils perdraient contact avec leur image réelle et se dirigeraient vers la chirurgie esthétique. Ce phénomène porte même un nom : le « dysmorphisme Snapchat », un terme popularisé par un chirurgien l’année dernière, sur lequel Sudpresse attirent l’attention aujourd’hui. Le dysmorphisme est une pathologie psychologique. Il s’agit d’un décalage entre la réalité, et la façon dont la personne perçoit cette réalité.

Les personnes atteintes de ce « dysmorphisme Snapchat » voudraient coller le plus possible avec leur image passée au filtre. C’est en tout cas ce que constatent les chirurgiens, dont celui qui a mis un nom sur ce phénomène, le docteur Matthew Schulman. Il explique que des patientes se rendent en clinique avec une photo d’eux modifier par un filtre: « Tout le monde ne va pas aussi loin, mais dans leur tête, c’est ce à quoi elles veulent ressembler. Elles viennent vers moi et me demandent, je veux une peau plus lisse, je veux que mes yeux soient plus ouverts, je veux des lèvres plus pulpeuses », a-t-il expliqué.

Pour la psychologue Renee Engeln, auteure d’un livre intitulé « Beauty Sick: How the Cultural Obsession with Appearance Hurts Girls and Women » (« Malade de beauté : comment l’obsession culturelle de l’apparence fait du tort aux filles et aux femmes »), a expliqué au Huffington Post: « Non seulement vous devez vous comparer à ces images parfaites de modèles, mais en plus, vous êtes face à cette comparaison quotidienne de votre personne à cette image – intentionnellement ou non – fausse que vous présentez sur les réseaux sociaux. C’est juste une façon de plus d’avoir l’impression de ne pas être à la hauteur ».

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